"L'extase est un état assez rare où l'individu, tout en étant conscient et capable de mémorisation, n'a plus aucune perception de lui-même, tout entier absorbé par un ailleurs (autre, image, fantasme, divinité, etc.)..." (wikipédia)
Et pourquoi pas grâce à la course à pied?
La Bourgogne, ce n'est pas que le pays de l'art roman...
c'est aussi le pays du roman - photo
Comme ce n'est pas le moment d'aller en avion en Tunisie, Mame décide de faire un voyage à pied en France.
Ce mercredi, nous allons faire la première partie de l'Ultra Trail de Côte d'Or: 55 km de rando course au programme.
On sort de la gare de Chagny à 9 heure pour aller vers le départ.
Les 5 premiers kilomètres sont plats, et plutôt goudronnés. Heureusement, parce que les parties aux milieu des vignes sont très glaiseuses. Les pluies de ces derniers jours permettent à la terre de nous coller aux basques.
Changy, ça ne fait pas rêver, mais Chassagne Montrachet ou Puligny Montrachet, ça cause!
Et encore plus aujourd'hui, parce que le Montrachet, on y monte!
oui, c'est tout là haut qu'il faut aller
après une première montée, un petit replat nous permet d'admirer la pierre Llorca
il y a même un trou qui traverse
Bon, on monte, mais ça en vaut la peine:
enfin, aujourd'hui, parce que le 28 mai, il sera 5 heures du mat',
et je ne suis pas sûr qu'on verra quelque chose!
il faudra surtout faire attention où on place ces pieds:
après c'est trés roulant:
enfin! quand on ne se perd pas pour aller voir les sites celtiques:
le mur d'enceinte du camp celte
le pentagone!
un tumulus
pas toujours évident de retrouver le BON chemin
on aurait du sortir de là...
Une étude réalisée par P. FORGEOT sur l'origine du vignoble bourguignon, situe "dans la vallée d'Auxey l'un des premiers lieux, sinon le lieu, où la vigne fut plantée une première fois en Bourgogne... dans le IIè siècle avant J. -C.", à l'époque où Auxey-le-Petit, le berceau du village, était un important centre de culte druidique.
le plat est de courte durée, juste la traversée du village
et ça remonte
c'est roulant
un (tout petit) passage en single sinueux
la ferme de Battaut
des laids lamas
(euh... j'aime bien ces bestioles, mais je n'ai pu resister au jeu de mot)
c'est roulant
pas la peine de monter sur tes grands chevaux: nous, on court en liberté
au bout de la route, du soleil (l'autoroute)
on zigue et on zague beaucoup
un petit coup de mou? Mame ne serait il plus que l'ombre de lui même?
celle là, on vient de la monter
un point d'eau, potable
on longe une réserve de chasse.... interminable
c'est roulant
tiens, ça monte et ce n'est pas roulant
défense de sortir du parcours
une dernière descente technique (peut être pas sur le parcours) et on aura fait la moitié
Il ne reste plus qu'à rejoindre la voiture, pour boucler notre sortie de 59 km.
Cela fait trop longtemps que je ne me force pas. Un petit middle week de choc me fera le plus grand bien et me décontractera au boulot.
Aujourd'hui: un petit aller retour vers Belleville sur Saône, histoire d'aider Elcap dans la cotation rodio de sa côte d'entrainement.
Le but du jeu? Car c'est un jeu! Paramétrer un chrono pour la montée d'Elcap. Après, tout à chacun pourra venir tester sa forme simplement en se plaçant en bas de la côte à l'arrêt puis, en regardant sa montre au sommet.
C'est simple non?
Donc, cette après midi, rendez en gare de Belleville avec tous ceux qui sont dispo.
En semaine, c'est moins facile, nous serons.....2
Elcap (itaine de sortie)
Nous sommes sur le parking, au bord de la piste cyclable, je me change et c'est parti. Rodio nous a demandé un échauffement de 45 minutes.
Le départ sur la piste est goudronné et plat. 2 km plus loin, on sort de la piste pour rejoindre la route, échauffement en montée, toujours sur le goudron mais avec une vue sympa sur les vignobles.
On est là pour les côtes de Rhône, qui l'eût cru
Quincié en Beaujolais
Un petit échappatoire nous permet d'aller échauffer les semelles dans la terre, mais il faut revenir sur la route, erreur d'aiguillage. Une petite erreur de trajectoire nous fait arriver en 48 minutes au départ pour 7km et 177 m de D+. Pas mal capitaine!
On souffle un poil. J'enlève ma deuxième couche, je la mets dans le sac et... Banzaï!
1030m, 210 m de D+ = 20%
Le chronomètre est déclenché, rodio a dit de s'exploser, je pars à fond et je laisse sur place Elcap.
Je me suis dit que j'arriverais peut être en haut en 7 minutes. Mais ça grimpe fort et les pluies des derniers jours ont ramolli le sol. Mais je force, il a dit de forcer. Je me dis qu'on aurait peut être du faire quelques accélérations pour chauffer la machine.
4 minutes! j'espère être au milieu. Je n'arrive plus vraiment à courir, j'ai les jambes lourdes, mais surtout j'ai les poumons en feu! Dommage que je ne fume pas, je déciderais d'arrêter.
La pente augmente, je marche et je découvre que j'ai horriblement mal aux tendons d'achille. mon pas est lourd, j'essaye qu'il soit dynamique, mais ce n'est pas ça qui est ça. Je vois un plat, je relance avec une sensation de ralenti. Comme ça remonte fort, je remarche. Je me retourne et ne voit pas Elcap.
J'ai de nouveau mal aux tendons, mais je ne suis plus capable de courir. Je ahane comme un vieux bourricot, j'ai les tendons qui tirent, les jambes lourdes, le coeur qui cherche à sortir de son logement et toujours cette poitrine qui brule. Je maudis Rodio, mais ça ne change rien. Je pousse sur mes cuisses avec les mains. Je me retourne, et je vois Elcap me rattraper. Je suis vraiment parti trop vite.
Dernier effort, je vois le col, je reprends la course, mais je n'arrive pas à avoir de la vitesse.
Le carrefour est là, j'arrête le chrono. RHAH RHAH RHAH pffffffffffff 10 RHAH RHAH RHAH pffffffffffff minutes RHAH RHAH RHAH pffffffffffff 33
10'33! je suis loin de mes 7' espérées.
J'attends Elcap qui ne tarde pas à arriver.
Derniers mètres
Même pas mal!
C'est la première, on rigole!
On redescend tranquille en discutant, et il est déjà l'heure que je remonte. Je suis arrivé au sommet il y a 8 minutes. Bon Rodio n'est pas là, je prends 10" de plus pour boire un coup et c'est parti. Elcap a encore un peu de temps.
Deuxième montée, je décide de partir un ton en dessous. Je cours plus, mais moins vite. Est ce une tactique gagnante? En tout cas, je n'ai plus mal aux bronches, c'est déjà ça.
A 9' j'ai l'impression de ne pas être loin du sommet. Mais la pente est vraiment trop forte pour courir (enfin, pour que JE cours). Je marche. Les tendons vont mieux aussi, j'essaye de marcher vite. Mais quand je me retourne, je vois déjà Elcap en vue... Mauvais signe pour mon chrono, vu que j'ai du parti une minute avant lui.
Allez, je force. "Finalement, je ne vais pas faire un chrono trop éloigné" ai-je eu l'outrecuidance de penser. Car, à ma grande surprise, le dernier coup de cul est long à passer et j'éteins le chrono à 11'17.
45 s de perdues sur la première montée.
Elcap arrive derrière. Je crois qu'il a amélioré son temps.
Si ma meilleure cote sur un 10 km est de 1211 et sur la montée du Poupet (17 km 650 D+ et 250 D-) j'ai réussi à faire 1112, ici, bien que je me sois arraché, je ne pense pas avoir fait une superbe cote.
L'exercice est vraiment dur pour moi qui n'aime pas les efforts courts et violents.
Mais c'est formateur.
Retour tranquille jusqu'en bas de la côte, puis Elcap est chaud et l'allure rapide. On reviendra à la voiture à 12 ou 13 km/h.
Et voilà! Merci Elcap pour la petite balade et la douche.
Demain, sortie récup: 55km de reconnaissance de l'UTCO avec Mame.